mardi 15 mai 2012

Bonjour!

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Merci!


lundi 9 avril 2012


Chronique d’une bipolaire dans un Volkswagen, numéro 10

Chanson : Dammit
Album : The Mark, Tom and Travis show LIVE
Artiste : Blink-182

Je n’ai encore rien trouvé en ce monde qui me ramène à la vie aussi rapidement que me promener en char en écoutant ce disque de Blink-182 volé. Volé à un ex, en secondaire cinq.  Ça marchait pu, qu’il trouvait. C’est avec autant de poésie, en plein dimanche de Pâques, qu’il m’a crissée là.

- Ça marche pu.
- Ok.

Je me souviens avoir vu une boule de foin rouler entre nous deux, comme dans les Far West. Le sifflement pis toute.

- Je garde ton CD de Blink, d’abord.

Dans c’temps là, ça jouait raide.

J’ai sacré le CD dans le fond de mon sac pis j’suis sortie de sa chambre sans me retourner, comme dans les films.

J’ai traversé le salon rempli de cousines, les yeux bouffis, j’ai rempli mes poches de p’tits oeufs en chocolat en passant près de la table, je me suis retournée pour leur adresser quelques bulles de morve et j’ai claqué la porte.

N’importe quelle adolescente normalement constituée aurait laissé traîner un sous-vêtement dans sa chambre pour le faire baver. Ça m’est juste jamais passé par la tête. Après coup, je ne vois pas en quoi une paire de bobettes tapissée de chars de courses aurait pu changer le cours de mon adolescence. J’ai glissé le disque dans la poche de mon coton ouaté pis j’ai marché en le serrant contre mon ventre. Je me retenais pour pas sucer mon pouce.

J’m’en va. T’as jamais vu une fille s’en aller de même, toé. Que je disais à voix haute en marchant dans la rue. J’m’en va… J’m’en va au dep appeler mon père pour qu’il vienne me chercher.

- P’pa? Will m’aa... Pffffkkkk… Mais… Huuuuffffggh… Blink-1822222… Ffffnnnneeee… Fake là tu peux tu?... Meuuuuffffkkk… Okay merci.

Voilà.

Ce disque a un arrière-goût de vengeance, d’abandon déguisé en liberté, qui me rappelle cet épisode savoureux.

C’est un remède drôlement efficace contre les lundis, les journées grises, l’affreux lapin de Pâques mauve et jaune qui agite la main en bas de la côte de Cap-Rouge en offrant des petits oeufs en chocolat aux enfants qui passent. Personnellement j’ai toujours détesté les mascottes. Il me semble que ça a été conçu pour faire des mauvais coups, tourner des vidéoclips de Blink-182 ou faire faire des cauchemars aux enfants.

Ce lapin-là par exemple, il me viendrait jamais en tête d’arrêter mon char, de sortir lui serrer la main et lui souhaiter une belle journée. Je pensais plus à lui taxer ses oeufs en chocolat, lui lancer des balles de peinture ou le tabasser, lui faire un noeud dans les oreilles  puis le laisser choir sur le trottoir.

Je me demande comment on se sent le soir en se couchant, quand on a tabassé un lapin de Pâques dans la journée.

Toujours est-il que j’hais ça les satanées mascottes. Celle-là apprend aux enfants à accepter les friandises des inconnus pis en plus après ils vont penser que les lapins pondent des oeufs.

Le fan-club n’y voit que du feu. Quatre petites fillettes, l’air angélique. Les mamans attendent patiemment que le lapin finisse son pseudo tour de magie. Il sort un à un les petits chocolats de sa poche d’en arrière.

La lumière tourne au vert. Je baisse ma fenêtre.

- Les lapins ça pond même pas d’oeufs! Devinez c’est quoi les p'tites boules brunes!

Le fan-club est en larmes, les parents en tabarnouche. La fin du monde approche. Ils doivent penser que j’ai eu une enfance terrible et que j’ai cultivé de l’amertume au fil des années.

Il commence à être pas mal, mon rire maléfique.

Sans rancune Will, tu ne reverras jamais ce disque.



mardi 28 février 2012



Levez la main ceux qui ont jamais été foutus de venir voir mon blog et qui sont là en ce moment juste parce que j’ai annoncé ça comme une chronique érotique?
Asteure que vous êtes là, lisez-moi donc.
(Il faut vraiment que j’apprenne à pousser un rire démoniaque)


Chronique d’une bipolaire dans un Volkswagen, numéro 9

Artiste : Moziimo
Chanson : Je voudrais être un fleuve
Album : Je voudrais être un fleuve

Hier soir en me couchant je suis allée vérifier sur mon calendrier pour voir s’il y aurait pas une nouvelle saison dont j’aurais pas encore entendu parler et qui s’appellerait « bullshit ».

Hiver, bullshit, printemps, été, automne.

Non?
Rien trouvé.

Des fois on se réveille pis avant même d’avoir ouvert les yeux, on se promet de passer une belle journée.

Ouais ouais ouais, aujourd’hui je le sens tsé, ça va en être une bonne.

Pour être sûr de pas se lever du mauvais pied, on pose les deux pieds en même temps sur le sol.

On pose les deux pieds en même temps dans un vomi de chat.

J’ai souvent des idées de génie comme ça.

À ce moment précis on se dit qu’on a hâte de s’asseoir dans notre char pis de monter le son plus fort que le permet la société de la protection des tympans. (S.P.T)

On enchaîne la même série de gestes que tous les matins, on le fait à peu près sans réfléchir, on ramasse notre plein thermos de café au lait, une pile de CD parce qu’on sait pas lequel choisir, pis on s’en va s’asseoir dans son char. On est d’avance coup donc?

Moziimo voudrait être un fleuve, qu’elle me chante.

Moi, à matin, j’prendrais n’importe quel statut qui a pas de responsabilité.

Un truc mou qui a pas besoin de parler et qui se fond dans le décor.

Pourquoi pas un tapis?

Je suis rendue très loin dans mes pensées quand j’aperçois quelque chose de tout à fait délicieux.

Il me semblait bien que ça allait en être une bonne. Il me semblait bien que la vie valait la peine d’être vécue.

Au coin de la rue, une joggeuse toute de rose vêtue, qui fait du surplace en attendant que son chien finisse de renifler son tas.

J’aurais vraiment très envie d’avoir une équipe de tournage pour m’arrêter près d’elle et lui tendre le micro :

- Pouvez-vous m’expliquer ce que vous faites madame?
- J’attends que mon chien finisse de manger sa marde.

« Le jogging, un choix santé! »

Maudit que la vie sonne bien dans un Volks.









mercredi 15 février 2012


Chronique d’une bipolaire dans un Volkswagen, numéro 8


Artiste : Foster the people
Album : Torches
Chanson : Pumped Up Kicks



J’ai envie de tout faire.

Tout, sauf me rendre à l’université. Tout sauf ce qu’il faudrait vraiment que je fasse.

Du ménage, un rapport d’impôt, un plan d’affaires, des travaux, des lectures en lexicologie.

Avez-vous déjà lu ça un article de lexicologie? Tous ensemble, pelletons des nuages!

J’ai envie d’aller à l’école à pieds juste pour pouvoir kicker la même petite roche tout le long en m’en allant. Écouter une toune en kickant une petite roche pis me convaincre que c’est vraiment la même depuis le début quand je vais être rendue à destination. Elle est pareille. Identique. Maudit que j’suis hot.

Je m’assois dans mon char en attendant que mes fenêtres dégivrent.

J’ai trop écouté le clip Pumped Up kicks ces derniers jours :

J’ai envie de sauter à la corde à Tarzan pis faire un flat sur les pieds, de répondre à toutes les questions qu’on me pose en sifflant un refrain accrocheur, de jouer tout le temps la même note au piano, de chasser un poisson à mains nues.

J’ai juste envie de glander. glander. glander.

J’ai envie de mettre des vieux jeans pis un chandail trop grand, de faire 17 fois le tour de Cap-Rouge avec des lunettes fumées pis les fenêtres baissées, d’apprendre l’alphabet à l’envers, de m’acheter des nouveaux Converses pis d’aller faire du moonwalk dans un gravel pit (maudit que c’est laid des Converses propres), d’acheter plein de boîtes de biscuits pis de les compter pour voir si y’en a vraiment 16 dedans, d’écouter un reportage sur le végétarisme en mâchant nonchalamment un steak d’orignal, d’aller à la bibliothèque me chercher un livre sur les hippocampes, de faire du porte-à-porte pis de demander au monde s’ils ont des choses à me vendre, juste pour les mêler, de monter la tente dans le salon pis de m’installer pour une couple de jours, de savoir combien de temps je peux rester avec un misterfreeze dans le front, d’appeler plein de monde au hasard pis de dire « oui allô? » juste avant eux, pour qu’ils pensent que c’est eux qui viennent de m'appeler, de commencer le ménage du printemps pour que la nature soit mêlée pis que l’hiver finisse.

Maudit que c’est long le mois de février.

Maudit que c’est pas long à dégivrer des vitres de char, j’ai pas eu le temps de me convaincre d'aller à mon cours.

Tant pis.

Mes draps sont sûrement encore chauds.







lundi 23 janvier 2012


Chronique d’une bipolaire dans un Volkswagen, numéro 7

Artiste : Galaxie
Album : Tigre et Diesel
Chanson : Requin Tigre

Y’a un tigre au travers de moi, au travers de toi et moiiii
Y’a un tigre au travers de moi, au travers de toi et moiiii
Y’a un loup qui huuuurle dans ta tête
Y’a un loup qui huuuurle dans ta tête
Y’a un requin blanc dans tes yeux
Y’a un requin qui naaaage dans ton sang
Y’a un requin blanc dans tes yeux
Y’a un requin qui naaaage dans ton sang
Pa la pa la la pa la la laaa


La p’tite fille serait arrivée en haut de la corde encore plus vite que les autres dans l’annonce de Nutella, si elle avait écouté Requin Tigre au lieu de manger une peltée de sucre avec 106 noisettes.  (106 noisettes : voici un exemple de détail dont tout le monde se sacre)

La faune et la flore se porteraient beaucoup mieux si, plutôt que d’utiliser des nettoyants à planchers dangereux, on écoutait Requin Tigre à tue-tête en passant la moppe.

Je soupçonne Régis Labeaume d’écouter cette chanson-là dans son char le matin. (J’éprouve un profond malaise vis-à-vis la possibilité que nous écoutions la même musique au même moment)

On règlerait assurément le problème de l’obésité morbide en faisant jouer cette chanson à la radio deux fois par jour.

Certains croient qu’elle serait capable de faire changer une litière à un adolescent.

Une minute de silence pour les vitamines des Pierres à feu, qui doivent passer un très mauvais moment.

(Faites-la pour vrai, c’est important)

J’ai toujours aimé le danger : j’écoute la chanson sur repeat. Il est grand temps que je tombe sur une rouge pour sortir faire des jumping jacks.

En v’la une.

Je suis presque arrivée à l’école. Coin Quatre-Bourgeois et Chemin St-Foy. L’intersection où se mélangent les étudiants du cégep et de l’université. L’endroit à Québec où on trouve un très grand nombre de conducteurs qui manquent de jugement. En général, il est très facile de les repérer.

Il y a un indice qui ne ment pas : un résidu de collant « Choix radio X ».

Comme pour appuyer ma thèse, y’a un bras qui sort d'une Yaris montée (une Yaris montée, c’est aussi un indice de conducteur qui manque de jugement) et qui garroche une canette de Red Bull par la fenêtre.

Quatre flash, je sors du char, je ramasse sa canette en passant, je m’avance du côté conducteur et je frappe quelques petits coups dans sa vitre.

- Quoi?
- T’as échappé ta canette de Red Bull.
- Ha ha ha! J’lai pas échappée j’lai garrochée, dude.

Y’a un tigre au travers de moi au travers de toi et moiiiii.

 Je sens mes griffes sortir d’un coup. Il a une belle gueule, ce con, ça lui irait bien quelques grafignes sous l’oeil droit.

- Arrête ton char.
- Quoi?
- Arrête-ton-char.

Il s’exécute.

Je m’avance vers lui, j’attrape son trousseau de clés et je le lance de toutes mes forces de l’autre côté de la clôture, dans le terrain de foot.

- J’lai pas échappé ton trousseau, j’lai garroché, dude.

Pa la pa la la pa la la laaaaaaa


mardi 10 janvier 2012


Chronique d’une bipolaire dans un Vokswagen, numéro 6



Artiste : Arcade Fire
Album : The Suburbs
Chanson : Ready to start

Déjà le retour à l’école.

Si on considère que je menace de lâcher l’école depuis mon secondaire trois, ça veut dire que ça fait au moins douze sessions que je commence à reculons.

« Étudie, tu vas être contente après, tu vas avoir un bon salaire! »

C’est drôle moi plus j’étudie moins j’ai d’argent.

Je suis pas la seule à douter de la pertinence de mes études d’ailleurs.

-      En quoi est-ce que tu étudies toi ma grande fille?
-      En rédaction.

Avez-vous déjà palpé ça vous autres, un malaise?

Pis en plus, je sais d’avance que personne va remarquer que j’ai un nouveau toupet. Ça me semble pourtant évident.

-       Hey salut! T’as pu de lunettes?
-       Jamais porté de lunettes.
-       Ah. T’as enlevé ton piercing sur la lèvre?
-       Ouais! Première année de Cégep.
-       T’as quelque chose qui a changé dans le visage.
-       … Lâche pas ça s’en vient je le sens.
-       Coquine! T’es enceinte? Ben oui r’garde ça toi t’as pris un peu de poids!

Vraiment, ça va être de la marde.

Non j’exagère. La première semaine d’école, c’est pas si mal.
On nous distribue les plans de cours que personne lit, on essaie de calculer combien d’arbres on aurait pu sauver si on les avait pas imprimés. On se demande comment les cheveux de la prof tiennent sur le côté comme ça, comment ça se fait que personne lui a jamais dit combien c’était laid? Dans une évaluation de cours au pire? On se promet de s’en charger. On se demande si elle sait qu’elle a de la craie plein les boules. On cherche c’est qui qui sent mauvais de même coup donc, pis on le spot pour pas s’asseoir à côté la prochaine fois. On se présente un par un, on écoute les autres s’inventer des vies. On observe la hiérarchie se dessiner tranquillement. On se dit que ça serait nice d’être dans la même équipe que le gars vraiment canon assis en avant, jusqu’à ce qu’il prenne la parole. On rit du gars qui met 45 minutes à réaliser qu’il est pas dans son cours d’agronomie.

Je me prépare mentalement. L’album d’Arcade Fire est capable de changer le cours de n’importe quelle journée poche.

Now I’m ready to staaaart
I would rather be wrong
Than live in the shadows of your sun
My mind is open wide
Now I’m ready to staaaart

Au moins, je serai pas en retard, et il reste des places dans le stationnement. Je prends le temps d’écouter la fin de ma chanson avant de débarquer. Tiens donc, un camarade de classe qui se stationne à côté de moi.

À peine sorti du char :

-       Salut chère, pis quoi de neuf?
-       Un toupet, criss!




mercredi 21 décembre 2011


Chronique d’une bipolaire dans un Volkswagen, numéro 5

Artiste : Peter Peter
Album : Peter Peter
Chanson : Homa

Ce matin, la nature aussi est bipolaire.
Il semi-mouille semi-neige.
J’ai de la compassion pour elle.

C’est pas une belle journée pour faire du patin main dans la main morve dans l’cache-cou, ni pour aller annoncer à quelqu’un qu’on a trouvé un donneur pour sa greffe de rate, ni pour finir l’école.

C’est une journée qui rend les gens laids encore plus laids. J’ai quelques noms en tête, j’ai envie de leur envoyer un texto pour leur dire de rester chez eux.

C’est une de ces journées bleu-gris. Une journée parfaite pour écouter l’album de Peter Peter en boucle. Ce serait aussi une journée parfaite pour prendre une photo d’un itinérant qui ferait la première page du journal demain matin.

C’est une journée molle. Une journée où on a pas besoin d’utiliser les signes de ponctuation. J’ai l’impression de passer une journée dans la vie de Bourriquet. Remarque que moi aussi j’aurais l’air maussade si j’étais un âne mauve à qui on a rafistolé la queue avec une punaise.

Une journée pour apprendre à jouer de la guit. Une journée pour écouter un générique de film jusqu’à la fin. Une journée parfaite pour arrêter des criminels. Ça ferait une super scène de Chapeau melon et bottes de cuir.

Je suis un autobus scolaire. Il y a trois petits enfants qui me font des grimaces. Ils sont très laids. Surtout celui du milieu, il a aussi long de front que d’avant-bras. Je réplique en leur lançant des crottes de nez.

Ça me met de bonne humeur.

Je suis rendue à la chanson six de l’album : Dring Dring Pow Pow. Je joue le jeu.

Il y a une van qui me coupe et qui vient s’interposer entre l’autobus et moi.

Je plisse les yeux en attendant que ma vue se réajuste parce que là j’ai du mal à bien lire le slogan qui est inscrit sur l’arrière du véhicule. C’est dégueulasse, sur le coup, j’ai lu « Spécialistes en endroits restreints ». Je regarde autour de moi. Je ferme et je rouvre les yeux quelques fois. On dirait que mon cerveau me fait une blague de mauvais goût.

Calvaire, c’est vraiment écrit ça.

Là, en ce moment, je suis une van sur laquelle il est écrit en grosses lettres « Spécialistes en endroits restreints ». Ça, c’est une chose. Mais je comprends pas. Je veux dire, avant que ces lettres-là se retrouvent sur la van, ça a dû passer entre les mains d’au moins six personnes et là-dessus il y en a aucune qui a trouvé que c’était de mauvais goût.

Là, en ce moment, je suis une van sur laquelle il est écrit en grosses lettres « Spécialistes en endroits restreints ». Mais cette van là suit un AUTOBUS SCOLAIRE.

Où sont les policiers? Où est Colombo? Où est Batman quand on a besoin de lui?

Okay, réfléchis. Je suis capable de m’en occuper. J’imagine déjà les gros titres demain matin dans le journal de Québec : La femme chat piège une van remplie de pédophiles.

J’attrape mon cellulaire et j’appelle le 911. Au même moment où on me répond, j’aperçois une voiture de police en sens contraire. Je raccroche.

Les lumières, la sirène, ils ont senti le danger ! Il y aura enfin une justice en ce bas monde.
Je leur fais des beu-bailles, je suis tout énervée.

Ils me collent le cul coup donc? Dépêchez-vous les pédophiles vont nous échapper! Ils me font signe de me ranger sur le bord du chemin. Le policier débarque, je baisse ma fenêtre.

- Madame, je suis dans l’obligation de vous arrêter, vous savez qu’il est interdit de parler au téléphone en conduisant.

Je lève les yeux et j’aperçois l’autobus qui tourne le coin de la rue. Ils sont au moins dix petits morveux entassés à l’arrière.

Ils me lancent des crottes de nez.